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Allouani Sabri

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Allouani Sabri
Nom Allouani Sabri
Age 35
Lieu de Naissance Montpellier
Pays, Village France / Vendargues
Taille 180 cm
Droitier
Trophée des As 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000

Présentation

Le raset, le combat de sa vie...
Bien au delà de l'art de la rencontre avec le taureau, Sabri a la "gagne" chevillé au corps et le regard du fauve quand il s'agit de remporter un Trophée. Il a dominé, domine et dominera encore la place de la course camarguaise. Sa technique elle n'était pas innée, au fils des rasets, des courses, des bousculades il a appris avec une facilité à la positionner en fonction des attributs. Passé maître dans l'art de "démarmailler" une ficelle, il est un des rares doué pour cette technique, il ne jette pas non plus à l'aveuglette le crochet, son respect pour le taureau a guidé sa trajectoire fulgurante dans le monde difficile et exigeant de la bouvine. On se souvient des courses du 15 août au Grau du Roi, Gaulois qui le projette violemment en contre piste, son retour sur le sable après avoir craint le pire suite au terrible choc. Tristan, Michou, Pythagore, Fournelet, Andalou, Vira, il l'aimait bien. Il n'est pas étranger à son premier titre de Bioù d'Or.

"Les jambes aussi longues que son talent" Domynique Azema (Midi Libre 07 05 2001)
"Allouani toujours aussi virtuose remporte la compétition... Claire (Midi Libre 6 05 2002)

ITINERAIRE D'UN SURDOUE
"Cinquième d'une famille de neuf enfants, Sabri commence sa scolarité à Vendargues avant de rejoindre une pension à Montpellier. Il décroche un CAP de jardinier à Castelnau le Lez. Il débute en 1994 à l'école taurine de Vendargues. 19 ans et sa première année cornes nues. Puis le Trophée de l'avenir où il se classe 6me avant de le remporter et de rejoindre le niveau des As. 2000 lui ouvre les portes de toutes les victoires, les rêves les plus fous s'accomplissent, rien ne lui échappe.
31 ans, 9 victoires aux Trophée des As.
"Sabri Allouani, le raseteur le plus titré de l'histoire de la course camarguaise... "Yannick Povillon

Mais c'est dans l'article du magazine Toros du 12 Février 2010, que Claude Mauron rend ses lettres de noblesse à ce raseteur hors pair :

"Si notre revue était encore Bioù y toros, ce garçon aurait figuré dans tous les numéros, photos à l'appui, durant les dix dernières années. Et si, aujourd'hui, nous l'ignorions, nous passerions pour complices de certaines hostilités racistes qui, fait sans précédent, viennent d'amener un "ad" de trente et un an, en pleine possession de ses moyens, à décider de ne plus raseter que dans quelques pistes du Languedoc, parce qu'il en a assez d'entendre, sur la rive gauche du Rhône, "les injures comme va raseter les chameaux!" (déclaration à la Provence, 11 octobre 2009). Et d'ajouter fièrement : " dans les arènes, je me sens plus Camarguais que ceux qui m'insultent."

Pareille méchanceté – nullement générale, Dieu merci, mais qu’il dit avoir rencontrée dans tous les milieux, public, raseteurs, manadiers… - aurait-elle surgi si ce fils de maçon algérien avait eu le bon goût de s’en tenir à quelques rubans grappillés dans les coursiquettes ? Le problème est que Sabri Allouani, qui se dit « de sang héraultais », qui est profondément attaché à son village de Vendargues (où il vient de prendre en main le café-restaurant du Commerce, à deux pas de l’Hôtel de Ville), est un raseteur de fort caractère : « pour descendre en piste, il faut avoir faim et vouloir gagner », affirme-t-il. Et comme, en outre, il a tout gagné…

Né le 26 septrembre 1978 à Montpellier, Sabri s’intéresse aux jeux taurins (encierros, toto-piscine) dès son jeune âge et, une fois sa scolarité achevée (au niveau du CAP), il fréquente l’école taurine de Vendargues puis, en 1997, fait ses premières armes dans les courses de « protection » (dont il remporte la finale). Passé au Trophée de l’Avenir, où il récolte son premier coup de corne par Bourry (Guillierme) à Barbentane, le 28 mars 1999, il gagne cette compétition en 1999 et, enchaînement unique dans les annales, remet ça en 2000, dès son accession, au Trophée des As. En dix ans, il engrange neuf Trophées des As cinq Cocardes d’Or, quatre Palme d’Or et, une cinquième en 2005, qui n’set pas sur sa cheminée, bien qu’il l’ait gagnée sur les cornes, divers incidents ayant faits annuler la remise des prix… Et en 2008 il ne put concourir à la Cocarde d’Or arlésienne, ayant été blessé quelques jours avant par « Fier » (manade Nicollin) à Aigues-Vives

Bref, avec dix neufs succès dans les compétition phares, Allouani est devenu le raseteur le plus titré de l’histoire de la bouvino, devant les Chomel, Castro et autres Soler. Et l’on ne saurait dire qu’il y est parvenu de raccroc car, chacun en convient, il est un raseteur complet, stylé, aussi à l’aise dans le raset court que long, tout prêt à amener un barricadier aux planches… Alors ? En souriant, notre homme met les agressivités sur le compte d’une allergie traditionnelle envers les vainqueurs : « les gens préfèrent les seconds », dit-il, ce que ne contrediront pas tous ceux qui se souviennent de l’engouement pour Poulidor ; mais le meilleur, celui qui gagnait les Tours de France, c’était Anquetil !

Comme tous les « grands », Allouani n’oublie pas ses tourneurs (Jean Marie Vallat, Richard Bruno, Samir Benzech) et n’est nullement gêné pour causer technique. Droitier, il explique qu’il, préfère crocheter « en embrassant » (sur la corne gauche) quand on en ait aux rubans, moment ou le biou se livre avec impétuosité, tandis qu’aux ficelles, il aime raseter « à la main » (donc sur la corne droite) parce qu’on peut être plus précis et appuyer davantage. Ce qui suppose, évidemment que l’on aille d’entrée à la tête du taureau et que l’on ait le « contact », exigences de base certes, mais de plus en plus négligées en un temps où le « passage à blanc » devient la règle et même, si l’on en croit certains projets, risque d’être un jour primé au nom de l’élégance sportive…

Sabri Allouani, lui, raisonne en fonction des difficultés que lui ont posées les cocardiers. C’est sans hésiter qu’interrogé sur les adversaires qu’il a préférés, il répond « Tristan » et « Romain » (manade Saumade), « Virat » (manade Nicollin), Gaulois (manade Rébuffat). En mentionnant aussi « Montvert » (manade du Brestalou), un biou à l’ancienne, porté à se garder aux planches, et en nous confiant une photo (prise par sa sœur Souad) d’un superbe raset sur « Camarina », le triple « Biou d’Or » de la manade Chauvet… En matière d’arènes, il considère que la piste reine, pour la tauromachie camarguaise, est Lunel, où aura lieu son jubilé en octobre prochain ; et il avoue un faible personnel pour l’ambiance (toujours favorable à son égard) du Grau du Roi. Par ailleurs, les empressa de Palavas et de Nîmes lui ont confié la programmation de leurs plazas, pour les courses à la cocarde.

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Palmarès



Titre Année
Cocarde d'Or 2009, 2006, 2005, 2002
Palme d'Or 2009, 2005, 2004, 2001
Muguet d'Or 2005, 2002, 2001
Palme d'Argent 1999
Trophée Pescalune 2008, 2006, 2005, 2003, 2002
Trophée de l'Avenir 2007, 1999
Trophée de la ville de Nîmes 2000
Trophée des AS 2009, 2008
Trophée des Maraîchers 2001, 2000

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