Denys Colomb de Daunant, poète des chevaux

Dans les années 1950, le village des Saintes Maries de la Mer vivait paisiblement. Les touristes ne venaient qu'au moment du pélerinage du mois de mai, puis l'été pour les bains de mer. Les promenades à cheval n'existaient pas encore.

Denys qui s'était marié avec Monique, la petite fille du Marquis de Baroncelli, en février 1949, venait de faire construire le mas de Cacharel dans un site merveilleux où la nature gardait encore ses droits.

Par son union avec la fille du Marquis il avait hérité de ce dernier de la manade de juments, et s'intéressait déjà à la sélection du cheval de Camargue. Quelques années plus tard les rosses ne lui suffirent plus et il fit l'acquisition de taureaux qui complètent son élevage.

Le plus souvent son bétail pâturait entre les Saintes, le communal, le clos de la barque et le Mas Neuf de Capette. L'hiver son troupeau se mêlait à celui de mon père Henri Aubanel. Vivant dans un monde où les taureaux, les chevaux et les oiseaux sont rois, Denys était émerveillé par ce spectacle fascinant, et très vite il fut attiré par l'image, la photographie et le cinéma.

Une heureuse rencontre entre un jeune diplômé de l'Idee : Albert Lamorisse et Denys le poète-écrivain donna naissance au mythique fils de Crin Blanc, qui sera primé au festival de Cannes en 1953 (film court métrage).

Denys devint réalisateur avec Braco en 1954, Clamador en 1955, le songe des chevaux sauvages, Corrida interdite.

Des livres accompagnèrent les films : Camargue en 1955, Magie de la Camargue, les derniers cavaliers du monde en 1968 ; Corrida picturale en 1991 ; Camargue et les Indiennes de Nîmes.

En 1963, il commença le tournage de la bête du Vaccarès, qui malheureusement ne se termina pas.

Le succès de Crin Blanc a contribué en partie au changement du village des Saintes Maries de la Mer. Les touristes arrivaient de toutes parts pour voir Crin Blanc. C'est ainsi que Denys créa la première promenade à cheval.

Mainteneur des traditions, manadier, il conduisit les abrivados aux Saintes Maries, mais également dans d'autres villages tels Saint Gilles où les difficultés étaient grandes. Ce fut au bouvau à cheval à Cacharel que commencèrent les ferrades très appréciés du public.

Source Pierre Aubanel

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